Et si je l'ouvrais (ma Biocoop) ?

Réseau de magasins expert et reconnu cherche porteurs de projet partageant ses valeurs pour ouvrir de nouveaux points de vente et concourir au développement de la bio. Pas sérieux, s’abstenir.

Depuis 30 ans, le réseau Biocoop regroupe des magasins indépendants qui œuvrent ensemble au développement de l’agriculture biologique en  creusant leur sillon, fidèles à leurs valeurs de coopération, de transparence, de respect de critères sociaux et écologiques exigeants.

Pourquoi ne pas les rejoindre ? Car Biocoop recrute ! «Nous voulons un maillage plus fin du territoire, explique Gaëlle Mathieu, directrice du réseau. Très présents dans l’Ouest et assez dans le Sud-Ouest, nous le sommes insuffisamment dans le Nord, l’Est, la région parisienne et l’axe rhodanien, comme dans certaines grandes villes. Auparavant, on attendait que les candidats viennent frapper à notre porte ! Désormais, nous sommes proactifs. Le réseau fait savoir qu’il recrute et nous orientons les projets vers les zones qui nous intéressent.»

 

Accompagnement

 

Pas de portrait type du porteur de projet, mais des personnes « qui sauront gérer leur affaire, manager une équipe, qui aiment le

 commerce de proximité, ont des affinités avec l’agriculture bio et les valeurs de notre réseau; des personnalités indépendantes voulant conjuguer compétences professionnelles et convictions personnelles ».

Biocoop les accompagne tout au long du processus de création ou de reprise, certains responsables de magasin atteignant l’âge de la retraite. «Bâtir son propre projet ou faire évoluer une entreprise qui existe,c’est assez différent, les deux sont possible!»

En moyenne, la création d’un magasin prend 18 mois. Il en a fallu à peine plus à Pierre-Étienne Aria, qui a ouvert Biocoop Les Halles à Montbéliard (25) le 20 octobre 2011. «Ça m’a parfois semblé long, notamment le temps de formation. Avec le recul, il était indispensable, il m’a permis de mûrir mon projet, de me confronter à la réalité…»

Les étapes sont simples : dépôt de candidature en ligne sur biocoop.fr, présélection, premières rencontres. À la commission d’admission préalable, des représentants de magasins rencontrent le porteur de projet, échangent sur ses envies, ses valeurs, et valident (ou pas) son projet. Se succèdent alors des formations en gestion financière, relations sociales, recrutement, communication, recherche immobilière, merchandising, pilotage d’un projet, et évidemment sur l’univers de la bio et Biocoop en particulier.

«On préconise une immersion de quelques mois dans d’autres magasins, pour valider que c’est bien ce que les porteurs veulent faire »,

«On se crée ainsi très vite un réseau sur lequel s’appuyer, se félicite Olivier Balesi, qui a ouvert Biocoop des Monts d’Or tout près de Lyon (69). Quelle que soit la problématique,un collègue l’a déjà rencontrée et a la solution! Au sein du réseau, on est seul entant que chef d’entreprise, mais jamais isolé en termes d’émulation ou de partage de compétences ! »

 

Expertise

 

Le porteur de projet est accompagné par un salarié de la SA Coop, un «développeur », qui l’aide dans toutes les étapes, du choix de l’emplacement à l’équipement du magasin. Outre l’aide à la gestion comptable ou juridique, «nous proposons une analyse en géomarketing, explique Gaëlle Mathieu, afin de déterminer le meilleur secteur d’implantation et le type de magasin le plus adéquat, pour lui donner un maximum de chances de réussite ».

Biocoop a tissé des partenariats avec des sociétés financières comme la NEF, le Crédit coopératif ou la Socorec pour faciliter l’accès des candidats au financement de leur projet. «L’argent ne doit pas être un problème, assure Jérôme Blachère, responsable du service développement des magasins à Biocoop. Lorsque le projet est bon, on réussit toujours à en trouver. Ce qui importe, ce sont les compétences du créateur et la qualité du projet. »

Le développeur accompagne le créateur jusqu’à l’aboutissement du projet. «Il est là,avec son recul, pour nous orienter, nous alerter, témoigne Christian Weinsberg, qui a ouvert début janvier Biocoop du Lac à Sévrier (74). Dans le rouleau compresseur de la préparation, il y a plein de choses auxquelles on ne penserait pas sans lui…»

Lorsque le projet est ficelé, et approuvé par la commission d’admission définitive, la biocoop est mise sur les rails. «Àquelques jours de l’ouverture, j’avais quotidiennement des coups de main et des encouragements de mes collègues d’autres magasins Biocoop, se réjouit Christian. Vraiment, cette solidarité est réelle, la coopération n’est pas qu’une vue de l’esprit ! »

 

Témoignages :

  • « On avait envie d’une entreprise à nous ; ma femme garde son emploi mais est co-actionnaire du projet. Consommateurs bio, nous avions besoin de nous adosser à une expertise. Chez Biocoop, on a trouvé un compromis intéressant entre indépendance et interdépendance. Ce ne sont pas juste des commerçants, mais aussi des paysans, des consommateurs, c’est dans l’ADN de la structure. Et ça, c’est unique ! »

Olivier BALESI, 40 ans

BIOCOOP DES MONTS D’OR (69)

ouverte en février 2012

  •  « Les valeurs portées par Biocoop me correspondent, mon parcours n’a fait que les renforcer. Ce groupement a de vraies convictions auxquelles il ne déroge pas. Je me sens à l’aise pour l’expliquer à mes clients, que j’ai mis au cœur de mon projet ! Pour chaque produit que je vends, j’ai une histoire à raconter... »

Christian WEINSBERG, 47 ans

BIOCOOP DU LAC (74)

ouverte en janvier 2012

  •  « J’ai pu personnaliser mon magasin. Installé dans une zone de commerces alimentaires au cœur de Paris, j’ai créé mon ambiance sur le thème de la ruche. Je propose surtout des produits frais, avec des horaires adaptés aux Parisiens. Pour mes clients, l’enseigne Biocoop a du sens ! »

Sokha SAM-BATH, 30 ans

BIOCOOP LA RUCHE D’ALÉSIA (75014)

ouverte en janvier 2012

  • « Très engagé pour l’environnement, j’ai des valeurs qui vont au-delà de la simple vente de produits bio. Comme chez Biocoop ! La formation et l’immersion sont très prenantes, mais c’est une super formule, qui m’a permis d’affiner mon projet, pour favoriser au maximum les échanges avec mes clients. »

Pierre-Étienne ARIA, 43 ans

BIOCOOP LES HALLES (25)

ouverte en octobre 2011

  • « J’ai choisi Biocoop parce que je restais complètement indépendant, que l’humain était au cœur de tout et qu’on y encourage au maximum les produits locaux. Ayant ouvert au début de la crise dans un bassin difficile, les trois premières années ont été âpres, mais je me suis senti bien accompagné par la SA et les magasins Biocoop proches. »

Thomas DERVEAU, 36 ans

BIOCOOP VALENCIENNES (59) ouverte en 2008