Faites le bon choix !

Que contient vraiment cette crème que j’étale tous les jours sur mon visage ? Si vous êtes hermétique aux noms des ingrédients (on vous comprend), suivez le guide !

Qu’ils soient conventionnels ou certifiés bio, les produits cosmétiques contiennent tous :

  • De l’eau
  • Des excipients : ils donnent la “texture” au produit et servent de support aux principes actifs. Dans les shampoings et gels douches, il s’agit de bases lavantes.
  • Des principes actifs : ils confèrent l’efficacité au produit (hydratation, régénération cellulaire…).
  • Une infime quantité d’additifs : conservateurs, colorants ou encore parfums.

Principalement la qualité des composants, leur origine et leur proportion. Les cosmétiques bio contiennent un maximum d’ingrédients d’origine végétale et interdisent les substances jugées indésirables comme les ingrédients issus de la pétrochimie ou les parfums de synthèse. En bio, les principes actifs représentent une majorité du produit, contre moins de 1 % parfois en conventionnel ! Par exemple, l’huile d’amande douce sert à la fois d’excipient et d’actif nourrissant, l’huile essentielle sert à la fois de conservateur et d’actif pour la peau. En bio, les procédés de fabrication et les produits sont aussi plus respectueux de l’environnement.

Parlez-vous l’INCI ?

Cera alba, Butylene glycol, Distéarate… Code international obligatoire, l’International Nomenclature Cosmetic Ingredients détaille sur l’emballage le nom chimique des molécules et le nom des plantes en latin contenu dans les cosmétiques.

Petit lexique de chimie :

Interdits par la réglementation européenne sur les cosmétiques :

  • Phtalates : bientôt interdits. Solvants, fixateurs et conservateurs. Potentiellement toxiques, perturbateurs endocriniens et peu dégradables.
  • Paraffine : huile minérale d’origine pétrochimique utilisée comme émulsifiant. Obstrue les pores de la peau et l’empêche de respirer. Facilement remplaçable par des huiles végétales.

Autorisés par la réglementation européenne sur les cosmétiques mais interdits dans les cahiers des charges des cosmétiques naturels et bio :

  • Parabens (méthyl, éthyl ou propyl-paraben) : conservateurs synthétiques.
  • Phénoxy éthanol (Ether de glycol) : conservateur ou solvant, parfois en remplacement des parabens.
  • PEG et PPG (polyéthylèneglycol et polypropylèneglycol) : solvants, conservateurs et émulsifiants.
  • BHT et BHA (butylhydroxytoluène et butylhydroxyanisole) : antioxydants synthétiques.
  • EDTA (éthylene-diamine-tetra-acetic) : conservateur et séquestrant.
  • Silicone : émulsifiant d’origine synthétique (substances terminées par -cone ou -xane) qui rendent les textures plus douces.

Source : Rita Stiens, La vérité sur les cosmétiques, Paris, LEDUC.S Editions, 2001.

Les labels et les cahiers des charges à la loupe

BDIH : label allemand créé en 2003 par BDIH. Ingrédients naturels issus du règne végétal ou minéral. Priorité aux végétaux issus de l’agriculture biologique. Basé sur une liste positive d’ingrédients naturels autorisés, soit 690 composants sur 20 000 répertoriés.

Natrue : créé en 2009 par un groupement de fabricants allemands (Weleda, Dr. Haushka, Lavera, Logona, Santé).
3 niveaux d’exigence :
- cosmétiques biologiques (95 %*)
- cosmétiques naturels en partie biologique (70 %*)
- cosmétiques naturels : pas de minimum bio

Attention à certaines allégations « 100 % essentielles », « bio spécifique »…
Autant de termes marketing dont il faut connaître la signification au sens de la réglementation. Le « sans parabens » quant à lui, peut cacher des produits de substitution qui peuvent interpeller le consommateur attentif (comme l’EDTA ou le PEG). Aussi, foncez sur les cosmétiques certifiés !

Naturel ou Bio ?
La cosmétique naturelle est à l’origine de la Cosmétique bio. Celle-ci choisit des matières premières naturelles, de préférence d’origine biologique (proportions variables selon les labels) et évite les ingrédients de synthèse, polluants pour l’homme et son environnement :

  • ceux qui ont subi une transformation douce (hydrolyse, condensation, hydrogénation…)
  • ceux qui ne sont pas d’origine végétale ou animale (comme l’eau, les minéraux, les ingrédients d’origine marine).

Connaissez-vous votre type de peau ? Mixte, grasse ou sèche : chaque nature de peau nécessite des cosmétiques adaptés pour un soin optimisé.

Peau normale
Uniforme, veloutée, ni sèche, ni grasse

• démaquillant doux, lotion tonique
• crème hydratante légère ou matifiante
• gommage doux, masque hydratant ou purifiant

Peau mixte
Grasse (front, nez, menton), sèche (joues, tempes), boutons

Peau grasse
Film gras, brillante, irrégulière, boutons et points noirs,
pores dilatés

• gel ou mousse nettoyants et purifiants
• soin matifiant (matin), soin traitant (soir)
• masque purifiant

Peau sèche (manque de sébum)
Desquamante, tiraillements

• lait et lotion tonique sans alcool
• soin riche en huile ou beurre végétaux

Peau déshydratée (manque d’eau)
Tiraillements, stries

• démaquillant doux sans savon
• soin hydratant et protecteur (matin et soir)
• masque doux et hydratant

Peau sensible
Fine, réactive, rougeurs, irritations

• eau micellaire
• soin hypoallergénique
• éviter les gommages

Et pour combattre les signes du temps (rides, tâches, manque de fermeté), optez dès 30 ans pour des soins anti-âge adaptés à votre type de peau : contour des yeux, crème de jour et de nuit, sérum…

Le coton bio : doux pour la peau et la nature

Pas si doux le coton… Sa culture figure parmi les plus polluantes au monde ! à elle seule, elle consomme 25 % des pesticides utilisés dans le monde et nécessite beaucoup d’eau d’irrigation. En bio, la culture du coton respecte l’environnement et la santé des producteurs. Biocoop propose une gamme de coton hygiène labellisée bio pour prendre soin de sa peau et de la planète.